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Ce site est dédié à toutes les femmes qui n’ont jamais eu la parole pour dire leur souffrance, leur colère ou leur révolte.

La souffrance de la petite fille touchée, forcée, abusée, violée et qui a du garder le secret. Souffrance parfois tellement secrète qu’elle a été oubliée.

Ces femmes innombrables et anonymes qui souffrent de maux divers et inexplicables ; qui se plaignent de cystites, de frigidité, de crises de panique, de phobies ou simplement se considèrent comme nulles.

Elles sont parfois envahies d’images très dérangeantes qui les assaillent sans qu’elles puissent en comprendre l’origine.

Elles ne souffrent pas véritablement de « maladies » telles qu’on peut les confier à un médecin, même à son médecin. On ne peut pas dire à son médecin : « je ne sais pas pourquoi mais je ne peux pas supporter que mon mari fasse la toilette de ma fille de six mois ». Ça ne peut pas se dire !

On ne peut pas dire à son médecin : « il m’arrive d’avoir un blocage total en faisant l’amour, à la suite d’un simple geste ».

Quant aux images qui leur viennent, elles sont de deux sortes :

- soit ce sont des souvenirs, des images criantes de vérité et leur authenticité ne fait aucun doute,

- soit, au contraire, ces images sont très floues, surtout très fugaces, à la limite de l’hallucination, se rapportent à l’enfance et sont à la limite du rêve et du rêve éveillé.

Mais dans les deux cas, flous ou nets, ces flash-backs surviennent bien des années plus tard, souvent vers 30 ou 40 ans. Ils sont extrêmement perturbants car on ne sait pas s’ils correspondent à un vécu ou s’il s’agit d’un fantasme.

Il ne s’agit pas toujours d’images visuelles ; parfois il s’agit seulement de perceptions. Exemple : « j’étais à demi endormie dans mon lit et dans le noir, au-dessus de moi j’ai senti une présence, une respiration immobile ».

Ce peut être un sexe d’homme, à hauteur du visage, sans que le haut du corps soit reconnaissable.

Cela pourrait être aussi le souvenir d’un gentil forain qui vous fait chaque semaine des petits cadeaux et qui un beau matin vous fait monter à l’arrière de sa camionnette et là, étrangement, le film s’arrête !

Il y a plus étonnant encore. De nombreuses femmes ont totalement et radicalement occulté les abus dont elles ont été victimes. On peut vraiment parler d’un oubli total. Et dans ce cas c’est le travail analytique qui se fait au cabinet du psy qui va faire remonter ces images de l’inconscient ; soit par des rêves, soit par des flashes ou des images énigmatiques : sortes de remontées d’événements traumatiques de l’enfance ayant survécu jusqu’à l’âge adulte sous forme de traces mnésiques.

Mais ce qui est constant, c’est qu’aucune de ces femmes ne fait le rapprochement entre son mal-être actuel et ces souvenirs précis ou confus et parfois oubliés qui sont enfouis dans sa mémoire.

Il arrive qu’un médecin ou un ostéopathe ait l’idée de leur suggérer une consultation chez un psy.

Et de cette rencontre va naître la possibilité de faire un difficile travail sur elles-mêmes ; dès lors, les liens entre le passé et le présent, des ponts de sens vont peu à peu s’établir dans le cabinet de l’analyste leur permettant d’essayer de se comprendre et de s’en sortir.

Cet espace est à vous Madame ; il se veut la chambre d’écho de votre souffrance et, d’une certaine façon, le prolongement de mon livre, publié en 2011 : « Fillettes abusées femmes en souffrances » qui traite de ces questions.

L’idée de ce blog est le fruit des échanges nombreux et chaleureux entre mes patientes, des lectrices et ma recherche de psychothérapeute.

Georges Nemtchenko, psychothérapeute.

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